Par Maxime Tandonnet
La nouvelle idéologie
Le projet de loi sur la modernisation de la justice contient une mesure passée peu ou prou inaperçue mais qui en dit long sur notre époque.
Désormais, chacun pourra changer de prénom comme il l’entend.Or, le prénom c’est l’identité d’un homme ou d’une femme, ce qui le distingue de son entourage.
Dans les valeurs fondamentales de notre époque figure de même « la théorie du genre » ou le libre choix de son identité sexuelle. Par ailleurs, toute personne doit pouvoir choisir en toute liberté son pays: d’où le culte de la mobilité, de la négation des frontières et des nations. Notre époque tend toute entière vers l’émergence d’un être éthéré, sans racine, sans passé, sans déterminisme, sans contrainte, comme en suspension dans le néant.
Le libre arbitre individuel est au centre de cette nouvelle idéologie.
Chacun est ce qu’il veut être et rien d’autre.
Ce principe explique beaucoup des politiques qui sont suivies dans le domaine de l’éducation: depuis des années, la disparition de l’enseignement de l’histoire chronologique, aujourd’hui la suppression du latin et du grec au collège, le saccage de l’orthographe et de la langue. Les symboles du passé sont banalisés, pour ne pas dire profanés, à l’image du mythe sacré de Verdun dans la mémoire de la France.
L’idée est bien, comme dans toutes les idéologies, de pratiquer la table rase et d’engendrer un « homme neuf », ce vieux rêve de tous les totalitarismes.
La décomposition de la politique en est un autre signe.
En France comme ailleurs dans le monde occidental, elle n’est plus qu’un jeu de postures autour d’acteurs – comiques – en concurrence pour le premier rôle. La politique comme choix d’un destin commun s’est volatilisée dès lors que plus rien n’existe en dehors de l’individu roi. Comme toute idéologie, celle-ci tend vers le fanatisme, la haine absolue de ce qui lui résiste. D’où la banalisation de la violence dans nos rues. Son triomphe correspond sans doute à un état du monde, de l’économie planétaire et des technologies, la tendance à la négation des différences, des peuples et des frontières.
Il n’existe qu’un outil pour la combattre: réhabiliter le savoir, l’intelligence, la culture et l’esprit critique.
L’enjeu n’est pas de former des érudits mais d’ouvrir les chemins de la sensibilité, de la curiosité intellectuelle et du goût de la réflexion qui permet à chacun de se situer dans le temps et l’espace.
Tout gouvernement digne de ce nom devrait se donner comme priorité absolue de placer l’enseignement du français, de la littérature, de l’histoire chronologique, au centre de l’Education nationale et de restaurer l’enseignement du latin et du grec, les racines intellectuelles de l’Europe.
Mais qui en parle aujourd’hui?
Maxime Tandonnet
Ancien conseiller à la Présidence de la République, auteur de plusieurs essais, passionné d’histoire…
*** Attention ce texte est une TRIBUNE LIBRE qui n’engage que son auteur***
Ici à l’Observatoire du MENSONGE, nous aimons la liberté de publier. Ce qui ne veut pas dire que nous approuvons.
Image de couverture par FB : les dessins de TIVIN
BONUS : Un pays malade
Jamais personne n’a vu la France dans un tel état et nul n’aurait jamais pu imaginer un tel désastre: 5,5 millions de chômeurs, l’assistanat, la violence, des services publics en grève larvée, indéfinie, les pénuries d’essence, le sélectionneur de l’équipe nationale traité publiquement de « raciste » par les joueurs insatisfaits de leur non sélection, un événement sportif planétaire pris en otage par les syndicats, les cérémonies solennelles de recueillement dû aux morts de Verdun et au calvaire qu’ils ont enduré dévoyées en spectacle festif, une extrême droite à 30%, hypocritement mise en valeur avec un acharnement sidérant par la presse et les médias, une extrême gauche florissante, une opposition en miettes, une économie qui s’effondre (emploi, industrie, exportation, dettes, déficits), le triomphe du repli communautariste, l’explosion des zones de non-droit, une obsession maladive des dirigeants de conserver leur place à n’importe quel prix, prêts à tout casser, tout détruire plutôt que de devoir laisser la place, un peuple découragé, désespéré, objet de toutes les manipulations du matin au soir…
Le climat est exécrable.
La faute à qui?
A mes yeux, le fond du problème tient au système politique qui encourage l’irresponsabilité.
Quand le pouvoir peut dérailler indéfiniment, sans être sanctionné, pendant cinq ans au moins, on en arrive forcément au pire, à des situations épouvantable telles que celle que nous connaissons aujourd’hui.
2017, je n’attends pas de miracle ni de révolution ni de sauveur, mais un espoir profond, un seul: qu’ils s’en aillent et qu’on passe à autre chose.
Maxime Tandonnet
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