Se souvenir est un devoir.


ALLOCUTION LORS DE LA JOURNÉE DE LA DEPORTATION

Se souvenir est un devoir.

Par Jacques Myard

ALLOCUTION LORS DE LA JOURNÉE DE LA DEPORTATION
LE 28 AVRIL 201
C’est une maison bourgeoise avec un toit en tuiles à quatre pans typique en Bugey ;
C’est une maison bourgeoise entourée de sa magnanerie, où l’on élève les vers à soie, l’ensemble est cossu et respire la sérénité de la campagne française ;
C’est une maison bourgeoise, on l’appelle « la villa Anne-Marie », elle est louée par l’abbé GUERY de l’évêché de Belley qui la sous-loue à la colonie,
C’est une maison bourgeoise où le 10 avril 1943 Sabine et Miron Zlatin crée la maison d’Izieu pour accueillir des enfants juifs,
C’est une maison bourgeoise où règne la joie de vivre de 44 enfants encadrés par 7 éducateurs.
Le 6 avril 1944, vers 8 h 30, deux camions et une traction arrivent devant la maison.
Trois hommes en civil dont 2 officiers de la Gestapo de Lyon, une quinzaine de soldats, raflent tous les occupants avec brutalité.
Après plus de 4 heures de trajet, les enfants arrivent au fort Montluc de Lyon.
Le 7 avril Klaus Barbie, chef de la Gestapo, en fonctionnaire zélé, rend compte à ses chefs de sa rafle.
Le 8 avril, les enfants arrivent à Drancy.
Le 13 août, ils quittent Drancy pour Auschwitz. Ils ne reviendront jamais.
Ils étaient la joie, ils étaient la vie, ils étaient l’innocence. C’est dans un lieu d’une glorieuse beauté, béni des Dieux, bercé par dame Nature que leur destin a été scellé.
Le 20 janvier 1942 à Wannsee au sud de Berlin, le S.S Heydrich préside une conférence pour arrêter les modalités « de la solution finale au problème juif en Europe » :
La déportation avec méthode, L’assassinat à grande échelle, La mort industrielle,
« On tue d’un bout de la terre à l’autre, on tue Partout la peur, la nuit, la mort ». Arlette Humbert Larade
« Les barbares immenses comme au fond des siècles sont venus dans nos contes égarer nos images. Ils ont traîné les lions et leurs chevaux de haine ». François Dodat
« Nous traversons l’Allemagne, Mon enfant, il fait nuit, Les vitres tremblent dans le vent, les morts veillent Les morts d’Auschwitz se lamentent dans le vent, Personne ne se réveille ». Sieghier Einstein
« Je n’ai pas de nom, Je suis un enfant juif Ne sais pas d’où nous venons Et où demain nous serons ». Hakel Hermann
* * *
Comme toujours dans notre Histoire multiséculaire, quand la patrie est occupée, des hommes, des femmes sortent de l’ombre et se lèvent contre l’ennemi, ils apprennent la clandestinité au péril de leur vie,
Croyants au ciel ou n’y croyant pas, Ouvriers ou ingénieurs, Laïcs ou curés, Roturiers ou aristocrates, Certificat d’études primaires en poche ou brillants intellectuels, Pacifistes d’avant-guerre ou militaires d’active,
Ils renseignent Londres et le BCRA, Sabotent les installations de l’occupant, Exfiltrent les aviateurs alliés.
Il fallut le génie organisateur de Jean Moulin envoyé du Général de Gaulle pour transformer ce qui n’était que résistances individuelles en une véritable armée secrète sur les arrières de l’ennemi :
« Il fut le Carnot de la résistance » André Malraux.
Les môles naturels deviennent des maquis, une France libérée : les Glières, le Vercors, la Montagne Noire,
Mais l’occupant porte des coups sévères à la Résistance, Le patriote arrêté par la Gestapo s’étonne d’être conduit dans une salle de bain, Il ne connaît pas encore la torture de la baignoire,
S’il n’est pas fusillé dans la clairière du Mont Valérien, Place Bellecour à Lyon ou à Châtellerault à la Bute de Biard,
Il est déporté ;
« Cent hommes par wagon à bestiaux entassés, Depuis quatre jours, ils ont connu tour à tour, La soif, le manque d’air, Les relents empestés Et l’espoir d’arriver, à chaque arrêt déçu ». Pierre Kouyoumdjian
Les saisons succèdent aux saisons, mais la blessure est toujours là, Vivante et cuisante.
Les chevaux de haine sont sur le retour,
« Jamais plus étrangère à l’injure du temps Que lorsque les saisons d’un sang recommencé Te font souvenir du sang des innocents ». Jean Lescure
La haine de l’autre emplit toujours l’esprit des fanatiques islamistes et arme leurs bras.
Le crime, l’assassinat rôdent toujours alors que le soleil resplendissant faisant fi des querelles des hommes, dispense pour tous ses bienfaits.
Jeunesse de France et du monde qui dansez dans la lumière du printemps, cueillant les lilas pour vos mères, Ecoutez une mère déportée ;
« Peuple sous le tas de pierres du silence, Peuple aux lèvres serrées, Peuple aux membres brisés, Au corps pantelant sous les bottes qui s’éloignent sur le trottoir, le miracle ne viendra que de vous et personne d’autre que vous ne dira comme à Lazare en son tombeau, Lève-toi et marche ». Edith Thomas.
Oui, lève-toi et marche pour que la fraternité l’emporte sur le crime,
Garde à jamais en mémoire les enfants martyrs d’Izieu,
Honore les patriotes fusillés ou déportés qui se sont dressés contre l’hydre de la barbarie jusqu’au sacrifice suprême.
Vive nos Alliés,
Vive la République,
Vive la France !

Jacques Myard

Maire de Maisons-Laffitte
Membre Honoraire du Parlement
President du Cercle Nation et République

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8 commentaires

  1. Se souvenir oui, pour les victimes de cette horreur. Mais pour le reste, cela sert à quoi? Notre pays fait actuellement allégeance à celui qui nous a causé tant de malheur. A quoi cela aura-t-il servi tous ces morts ?

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  2. Se souvenir est un devoir ,comme la résistance est un devoir et même un honneur !tous ceux qui par lâcheté ou intérêts se taisent ,détournent les yeux ,ou excusent l’évidente barbarie qui affecte nos concitoyens et ceux des autres pays par idéologie ou haine d’eux même et des autres devront payer ,si pas dans ce monde dans le monde à venir !

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  3. Merci Monsieur Myard, pour ce retour sur un pan de l’histoire de France et de l’humanité. Tout au long de la lecture, j’ai retrouvé quelques éléments de ce qu’avait été la vie de mon père et ma mère. Ruibet et Gatineau (ils ont été fusillés) qui ont fait sauter le dépôt de munitions de Jonzac, étaient deux bons amis à ma mère. L’oncle à mon père avait une radio clandestine et rapatriait en Angleterre les pilotes abattus en France. Je n’irai pas jusqu’à en raconter d’autres, pour le moins atroces que mes parents ont vécu et vu pendant cette triste période. Le climat social d’aujourd’hui, avec tous ces attentats des plus barbares tend à ressembler à cette triste période que fut la seconde guerre mondiale. Malheureusement, sauf exceptions, les dirigeants d’aujourd’hui sont trop jeunes pour même avoir des souvenirs qui leurs fussent racontés par leurs parents.

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  4. Très beau texte d’autant qu’aujourd’hui il redevient d’actualité dans cette France vichyssoise et macroniste dangereuse pour l’avenir de nos enfants.

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  5. Quelle allocution poignate ! C’est émouvant et j’ai partagé : il faut la lire absolument et ne pas oublier car ce n’était que des enfants.

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