La conquête de l’Occident #13


Qu’on le veuille ou non, notre société occidentale se trouve confrontée à une croisade contre ses valeurs et son mode de vie : le nier ne sert à rien, l’accepter c’est se soumettre. #13

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La conquête de l’Occident

Par Daniel Desurvire

#13

Pardonner c’est bien. Mais à trop pardonner, cela se traduit par inciter le mal à s’inscrire dans la légitimité. De sorte que la France, en jouant la carte de la repentance et de l’excuse sociétale des déracinés, devient complice de ses propres ennemis qui cherchent à la détruire, à profiter de cet espace de clémence qui fait baisser la garde à ceux-là même qui, par ce couloir de bienveillance, d’altruisme et d’indulgence, croient aveuglément à la rédemption et à l’intégration fraternelle. Mais en donnant le bâton pour se faire battre, le pays perd toute notion de vigilance, de discernement, de responsabilité et de dignité. Derrière cette résilience se profile une démission insouciante, sinon en toile de fond une reddition dont les conditions sont dictées par l’Islam.
Ainsi observe-t-on après chaque attentat perpétré par des islamistes* en France, passé l’onde de choc de l’émotion et de l’exaspération, qu’une étrange amnésie s’installe durablement dans le pays. Cette omertà est emmenée par des faiseurs d’opinion qui, au lendemain des crimes, s’indignent que des Musulmans puissent être victimes de la confusion avec des islamistes ; ces premiers s’affublant d’une étiquette de martyr d’une xénophobie supposée. « Pas d’amalgame » dit-on aux Français ! Il découle que les citoyens du terroir endossent le statut d’offenseur présomptif de l’Islam. Pourtant, c’est le Coran qui se prête en incubateur de ces violences. De même que c’est la communauté mahométane qui forme, concentre et abrite ses coreligionnaires terroristes ; car ceux-là ne viennent certes pas d’ailleurs !
Voilà un requiem dolosif qui peut rendre suspect de suprématisme tout français dont la naissance s’inscrit dans une lignée régionale ; une présomption modulée au conditionnel, mais qui revient comme une mise en garde après chaque attentat perpétré par un Musulman islamiste, d’où la litanie du « calmer le jeu ». En échange, la locution « terroriste musulman »* n’existe pas dans le prêt-à-penser correct ; une écriture inclusive qui préconise l’expression « terroriste islamique » pour qu’un Musulman soit distinct d’un terroriste. Selon Edward Sapir et Benjamin Lee Whorf : « Les représentations mentales dépendent du langage induit ». Michel Freiss s’interroge : « Le langage reflète-t-il une image symbolique de nos pensées » ? Oui, mais des pensées insidieusement suggérées, une idéation formatée, un transfert d’imprégnation vu par nos directeurs de conscience !
Même si les terroristes islamiques sont tous issus de la communauté musulmane, qu’ils pratiquent le même culte au nom d’un Islam indivisible quoique éclaté en multitude de sectes, que les Musulmans lambda et les terroristes utilisent le même Coran pour prier, nos faiseurs d’opinion ne savent plus désigner un chat un chat ! C’est ainsi que le politiquement correct défend aux médias de charrier des vérités qui doivent au préalable être recalibrées, à la façon des images Tv floutées ne laissant pas voir qui est qui, sa couleur ou son ethnie. C’est avec du virtuel que l’establishment modèle la réalité à sa guise, lorsque celle-ci risque d’apparaître sous son vrai jour. Par cette refonte de la rhétorique et la distorsion des clichés, un Musulman est avant tout autre appréciation, une victime de sa minorité, un « šahīd » dont le vocable est précisément repris comme une antienne par les groupes terroristes à travers le monde. A contrario, les Musulmans intégrés qui refusent cette dénotation et s’emploient à se comporter et se fondre parmi les citoyens nationaux, sont considérés par les leurs – pratiquants et intégristes – comme des mécréants, de faux Musulmans, des parias. Bizarrement, selon l’interprétation inversée des oligarques socio-démocrates, les faux Musulmans seraient les fondamentalistes ?
Autrement dit, ce n’est plus le livre de culte qui fonde l’identité religieuse des croyants, mais une sémantique reconsidérée qui rebaptise le croyant selon le prisme déformant d’une rhétorique subrepticement imposée par une élite. Cette transsubstantiation amphigourique s’obtient par anamorphose d’un vocabulaire reformulé qui retourne les esprits et fait croire que chacun parle en son nom et revendique son opinion, cela sans même que le sujet se doute de la manipulation dont il fait l’objet. Ce qui signifie que le libre-arbitre et le parler vrai, en social-démocratie, sont des modes d’expression suspects, voire des choix de vie classés « S » à la façon de terroristes ; car voici un terrorisme intellectuel qui explose les intrigues de l’État !
L’accusation autour de ce choc des dialectiques s’appuie sur l’article 227-24 du code pénal dont le but est notamment de protéger les enfants. Cette disposition législative autorise les poursuites judiciaires contre quiconque, et pour quel que motif que ce soit, fait passer des images, voire des messages contraires à une certaine déontologie du droit dont la téléologie juridique est ici abusivement déviée, cela pour servir les desseins d’une fine fleur intellectuelle dispensatrice de prêts-à-penser dans le fil de la tyrannie du politiquement correct. Il s’agit d’un déni du droit de réponse, un droit d’expression refusé par la bien-pensance institutionnelle contre un parti ou un essayiste par voie de presse ou en ligne qui lui, n’est pas autorisé à se défendre à armes égales quant à la nature de la comparaison infâmante présentée.
Ce fut le cas lorsque Marine Le Pen produisit sur Twitter des photos de victimes de Daesh (homme décapité avec la tête pendue dans le dos, victime écrasée sous les chenilles d’un char et autre personne enflammée dans une cage) pour protester contre le parallèle « EI-FN » subodoré par le très simpliste speaker Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC. La diffusion glaçante de la réalité de ce terrorisme ne serait donc pas permise, alors que s’en servir pour souiller un parti politique l’est : comprendra qui voudra ! Le droit d’expression restera l’apanage d’une vénérable social-démocratie qui se comporte en régisseur du langage. Mais cette prérogative ne saurait être accordée aux sensibilités d’opinion et aux sages non alignés à cette idéologie souveraine, poussée jusqu’à l’intolérance au sein même de l’UE. Dans cette jungle politique, le peuple d’en bas pâtit de la loi du plus fort !
La calomnie, dans une démocratie, ne saurait être un droit supérieur, même venant d’un journaliste. Mais dispenser des images qui dénoncent la barbarie, précisément lorsque ces clichés sont produits pour expliquer qu’il est déloyal de comparer un parti politique nonobstant légal puisque parvenu au second tour des élections régionales de 2015 et présidentielle de 2017, avec une formation terroriste qui assassine des milliers de gens à travers le monde, est un devoir. Dans l’arène des joutes rhétoriques, il apparaît incontestablement que le droit d’expression en France n’appartient qu’aux seuls initiés d’une oligarchie d’État qui s’arrogent ce droit pour eux-mêmes ; autrement dit une liberté d’opinion confisquée aux autres. La transnationalisation d’un certain discours aseptisé dessine à ce jour la cartographie entre la toxicité présumée de la libre opinion et l’intelligentsia qui parle pour tout le monde et n’entend ou n’admet que sa voix.
A suivre…

Daniel Desurvire

Ancien directeur du Centre d’Étude juridique, économique et politique de Paris (CEJEP), correspondant de presse juridique et judiciaire.
Daniel Desurvire est l’auteur de : « Le chaos culturel des civilisations » pointant du doigt les risques de fanatisme de certains cultes et de xénophobie de certaines civilisations, auxquels s’ajoutent les dangers du mal-être social, de la régression des valeurs morales et affectives ou de la médiocrité des productions culturelles, dont la polytoxicomanie en constitue l’un des corollaires. L’auteur choisit d’opposer le doute et le questionnement aux dérives dogmatiques et aux croyances délétères » (in, Les cahiers de Junius, tome III, “La culture situationniste et le trombinoscope de quelques intellectuels français” : Édilivre, 2016).
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Daniel Desurvire pour Observatoire du MENSONGE
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A lire deux articles importants :
La chute de l’Occident : une réalité hélas quotidienne et qui ne fait qu’empirer…
et
il n’y aura aucune guerre civile en France parce que c’est d’une conquête dont il s’agit… Je rappelle mon article republié et traduit dans le monde en 2016, article que les médias français ont peur de publier : 2034 l’année où…

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“La presse a un pouvoir de l’image si puissant qu’elle peut faire passer un criminel pour une victime et montrer la victime comme un criminel.”
Malcom X – 13 décembre 1964 –

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