Il faut comprendre le désarroi des pouvoirs publics face à la tournure que prend l’épidémie. Ils s’attendaient à une « guerre courte » et annonçaient déjà, en mai 2020, l’émergence « d’un monde d’après ».  Les voici dans un autre monde qui a dérapé par et grâce à eux !
Bonus : banalité de l’hypocrisie

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Semaine du MENSONGE


Covid19, l’étrange défaite

Par Maxime Tandonnet

Il faut comprendre le désarroi des pouvoirs publics face à la tournure que prend l’épidémie. Ils s’attendaient à une « guerre courte » et annonçaient déjà, en mai 2020, l’émergence « d’un monde d’après ». 

A maintes reprises ils ont déclaré l’épidémie en recul. 
Mais deux ans après, à la mi-décembre 2021, elle bat son plein et l’Europe connaît l’une de ses plus fortes vagues du variant Delta, tout en faisant face à la menace d’une vague encore plus imprévisible du variant Omicron….
La vérité est que tous les remèdes ont jusqu’à présent échoué à apporter une solution durable: masque, confinement, couvre-feu, vaccin, passe sanitaire…
L’Europe et le monde occidental sont désarçonnés par ce phénomène. La modernité toute puissante est défiée depuis deux ans par une évolution qui échappe à son contrôle.
Alors, comme la vanité est tout de même la caractéristique dominante des hauts dirigeants de l’époque, ils paniquent et deviennent méchants.
L’annonce de la transformation du passe sanitaire en passe vaccinal donne le vertige.

Ils ne peuvent pas déclarer le vaccin obligatoire. Une décision de ce type implique des responsabilités en cas d’accident lié à ce vaccin et le risque de devoir s’expliquer devant la justice. En outre, nonobstant le matraquage politico-médiatique, les effets du vaccin anticovid sont mal maîtrisés. Les gouvernants ont chanté pendant des mois que la double dose était efficace pour lutter contre la propagation de la maladie (discours selon lequel une immunité de 60% permettrait de juguler l’épidémie). Ils se sont trompés. On sait aujourd’hui que la double-dose n’empêche en rien la contagion. La nécessité d’une troisième dose n’avait jamais été prévue avant l’été dernier. Il est donc absurde de nier l’incertitude autour de ce vaccin. Certes ce dernier semble diminuer fortement le risque de forme grave du convid19, mais il n’est évidemment pas de la même nature que les vaccins qui éliminent complètement la maladie à coup sûr (variole). Cette incertitude sur les effets justifie que certaines personnes, pour des raisons médicales, puisse hésiter à y recourir. En annonçant la transformation du passe sanitaire en passe vaccinal, le pouvoir semble avoir perdu la boussole du bien et du mal. En pleine panique (plus politique que sanitaire d’ailleurs) il assume de créer une société de parias ou toute une partie de la population sera reléguée dans un statut inférieur et privée des droits les plus élémentaires indispensables à une vie normale: prendre les transports, se rendre dans un spectacle ou certains services publics ou commerces. Il renonce donc au principe d’égalité des droits. Et cette population reléguée dans une sous-citoyenneté ne sera pas forcément si marginale dès lors que le passe vaccinal ne bénéficiera qu’aux personnes ayant reçu les trois doses. Que des hauts dirigeants supposés éclairés par une culture de l’Etat de droit et de la démocratie puissent s’engager dans cette voie est sans doute l’aspect le plus stupéfiant de toute cette affaire. Par ailleurs, le fait que la double ou la triple vaccination n’empêche pas d’attraper et de propager la maladie prive le passe sanitaire ou vaccinal de toute efficacité ou légitimité et en fait même un outil contre-productif (en encourageant l’entassement de personnes qui sont vaccinées mais contagieuses).

L’idée est toujours la même: nuire, cogner, blesser pour donner l’illusion de l’action et de la fermeté.
Mais cette fois-ci, la faute de trop?

Maxime Tandonnet

max t

Ancien conseiller à la Présidence de la République sous Sarkozy, auteur de plusieurs essais, passionné d’histoire…
Copyright obligatoire en cas de citation ou de transmission de cet article, vous pouvez le copier: Maxime Tandonnet pour Maxime Tandonnet – Mon blog personnel

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Banalité de l’Hypocrisie

«Si j’étais aujourd’hui un candidat comme les autres, je ne pourrais pas prendre des décisions que je dois prendre en compte tenu la situation sanitaire […] Il faut aussi qu’en mon for intérieur, in petto, (cette décision) se consolide (…) avant de donner une réponse sincère et ferme». Tout le monde sait bien que l’occupant de l’Elysée est candidat à sa réélection mais lui le dément contre l’évidence. D’ailleurs, en quoi le fait de dire la vérité à ce sujet ferait obstacle à l’exercice de ses responsabilités? De fait, la position de candidat non candidat est commode puisqu’elle permet de mettre à profit tous les outils présidentiels pour faire campagne sans le dire. Que tous les candidats à une élection soient dans une position équivalente est le B-A BA d’une démocratie. Ne pas être un « candidat comme les autres » (sic) est la reconnaissance d’une inégalité face au suffrage c’est-à-dire d’une aberration au regard des principes de la démocratie. En apparence, les Français finissent par s’habituer à tout dans le climat de servilité générale. Mais en fait ce genre de chose alimente un malaise dans l’inconscient collectif. L’audience à cette émission fut faible pour une allocution présidentielle (3,8 à 4,2 millions de spectateurs contre une vingtaine de millions habituellement lors de ce genre d’intervention).  37% des Français l’ont trouvé convainquant ce qui est un résultat médiocre. Derrière l’apparente banalité d’une hypocrisie considérée comme normale et habituelle dans ce type de circonstance, avec la complicité d’une grande partie des médias obséquieux, le pays finirait-il par se lasser? La parole publique est à tel point décrédibilisée qu’une hypocrisie de plus ou de moins n’y change rien en apparence. Mais dans les profondeur de la France, l’écœurement gagne toujours davantage.

Maxime Tandonnet

max t

Ancien conseiller à la Présidence de la République sous Sarkozy, auteur de plusieurs essais, passionné d’histoire…
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et cette nuit n’a ni lune ni étoiles.

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2 thoughts on “Covid19, l’étrange défaite”
  1. Les politiques et les médias du pouvoir n’ont plus qu’un mot à dire : vaccin ! Et pourtant avec le vaccin, toujours pas de moeix à signaler. Ce sont des charlatans et rien d’autre !

  2. Port du masque qui ne sert pas contre ce virus, plusieurs confinement, le couvre-feu, le pass, et toujours pas d’amélioration : réveillez-vous et votez en masse en avril 2022 pour jeter ces gens dehors!!!

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