(Satire à vue)
La planète antiraciste est sous le choc. Yves Calvi, cet homme à qui nous aurions donné le Macron sans confession, se retrouve accusé d’avoir cédé aux sirènes de la xénophobie.
Par Jany Leroy
Match France-Maroc : Yves Calvi écope d’un carton rouge
La planète antiraciste est sous le choc. Yves Calvi, cet homme à qui nous aurions donné le Macron sans confession, se retrouve accusé d’avoir cédé aux sirènes de la xénophobie. Plus grave encore, ce fidèle d’entre les fidèles à la cause immigrationniste inaugure un nouveau péché : l’algérophobie. Comment expliquer cet écart de conduite de la part de celui qui mène l’une des plus belles messes médiatiques à la gloire de l’accueil de l’Autre ?
Les fait se déroulent sur le plateau de BFM TV où le prélat officie. En prélude au match France-Maroc, le père Calvi galvanise ses téléspectateurs par un lancement pétaradant : « L’excitation est à son comble. Pour les grincheux qui s’inquiètent des éventuels débordements en France… » Jusque-là, l’évangile selon BHL est parfaitement respecté. Les tirs de mortiers sur la police ne dérangent que les « grincheux » (les autres se régalent).
Que se passe-t-il dans la tête du journaliste régulateur d’opinion ? La suite de son laïus vire au vinaigre discriminatoire : « Rappelons que le Maroc n’est pas l’Algérie, que nous n’avons pas été divisés par une guerre coloniale et, enfin, que les Marocains sont exactement comme nous en 1998. Ils attendent depuis si longtemps une victoire de leur l’équipe autant nationale que binationale. »
Seigneur Jésus Marie ! Les ouailles se signent. Emporté par sa ferveur, le prêcheur vient de blasphémer en posant les Marocains plus gentils que les Algériens. Leur tirs de mortiers seraient plus amusants, plus agréables (voire souhaitables) que ceux des Algériens. En cause, cette page d’Histoire qu’il est horripilant de rappeler en ces circonstances. Le diagnostic est sans appel. La sphère antiraciste est en présence d’un cas d’algérophobie galopante. Classé dans le Vidal des médecins juste après l’aérophagie, le mal se manifeste par des éruptions d’hostilité à l’égard de cette ex-colonie française, plus particulièrement en période de Mondial de football.
Pour guérir de cette maladie, plusieurs traitements existent. Yves Calvi peut se livrer à une séance de mea culpa retransmise en direct du Stade de France. Dans la surface de réparation, (d’où son nom), le journaliste exprimera sa profonde repentance sous les encouragements de ses supporters. Il peut également militer pour une attribution automatique de la Coupe du monde à l’équipe algérienne et, ainsi, s’en tirer à bon compte. Son cas n’est pas désespéré.
Malgré sa déclaration de foi en l’équipe marocaine, Yves Calvi perd deux galons dans la hiérarchie antiraciste. Son dérapage sur la patinoire républicaine fera-t-il l’objet d’une nouvelle discipline olympique ? Le journaliste a plus d’an an et demi pour se préparer. Anne Hidalgo est confiante.

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