La guerre souterraine 4


Renseignement contre libertés! Attention danger. Chapitre 4

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Observatoire du MENSONGE 

La guerre souterraine

Par Daniel Desurvire

Chapitre 4

Quand le renseignement d’État, au motif de terrorisme, explose le secret de la vie privée des citoyens, faisant fi de la corruption financière qui sévit dans ses rangs.

Des exemples de corruption, de chantage et de trafic d’influence fourmillent, mais en ne défrayant la chronique que sur l’instant d’un scandale révélé, car tout est vite oublié, notamment au détour d’un mondial de foot qui rendra subitement amnésique un public aussi distrait que versatile. Les manifestations spectaculaires du showbiz et du sport, les feuilletons de reality-shows, les diffusion en boucle de campagnes multi-chaînes de charité et des grands-messes d’information télévisées du soir font illusion, faisant du dérisoire l’essentiel et de l’important le futile. La communauté nationale, phagocytée par le numérique clos des faiseurs d’opinions et fascinée par le multimédia boutiquier de spectacles carnavalesques et de reportages empreint de gémissements et de sanglots sur canapé, finit globalement par abdiquer avant de comprendre ce qu’il y a derrière ; des mystifications qui brouillent la réalité du quotidien et qui gomment d’un trait droit-de-l’hommiste tout ce qui est jugé politiquement incorrect.
Pour illustrer ce phénoménal aboutissement de scénarii perçu sur le tard passé les romans feuilletons, les clips et faits divers à scandale en boucle dans la presse people, évoquons Roselyne Bachelot, ancienne ministre de la Santé sous les gouvernements de François Fillon, laquelle a passé pas moins de douze années au service de l’industrie pharmaceutique. En effet, cette ancienne visiteuse médicale publia sous le sceau de sa profession pour le compte du magasine PHARMAnetwork, ce qui, n’en doutons pas, constitue la preuve flagrante d’un conflit d’intérêts. Puis encore, le médecin Aquilino Morelle, ancien conseiller du premier ministre Lionel Jospin puis conseiller politique du Président François Hollande, fut poursuivi par le Parquet national financier pour avoir été rémunéré par un laboratoire Danois Lundbeck, laquelle firme scandinave confirma ses liens professionnels avec ce précieux collaborateur.
Comble de l’ironie, rappelons que le Docteur Aquilino Morelle, homme politique qui fut conseiller du Premier ministre susvisé, exerça également à l’Inspection générale des affaires sociales et simultanément pour le compte de ladite firme pharmaceutique Lundbec (Source Médiapart). Mais les enquêtes diligentées en 2014 furent étrangement classées sans suite le 8 février 2015, sachant bien que sous les feux d’une enquête judiciaire, le prévenu pourrait chercher à se venger par des révélations fracassantes et délations insupportables, car compromettantes pour d’autres tenants du pouvoir, lesquels préfèrent bien évidemment rester dans l’ombre de ces affaires glauques. Quant à comprendre pourquoi François Hollande a choisi précisément de se faire conseiller par un individu déjà précédemment inquiété pour ses accointances dommageables à sa profession médicale et sa mission sociale au sein du Gouvernement, il faudrait envisager le pire pour toute explication ?
De sorte qu’à l’endroit du locataire de l’Élysée, certes embarrassé par cette affaire relevant d’une indélicatesse de sa personne de confiance nommée par lui, beaucoup comprendront que ce chef d’État se trouva pris au piège de ses propres déclarations lorsqu’il prétendit début mai 2012, dès son intronisation à la fonction suprême, jouer dans la transparence et lutter sans concession contre la corruption. Cela explique évidemment que des pressions politiques, depuis l’Élysée, aient exercé une influence négative sur le pouvoir judiciaire saisi in rem, afin de faire oublier au plus vite cette indiscrétion qui porte un lourd discrédit pour le pouvoir socialiste… et faire renaître le phénix de ses cendres.
Cependant, très vite le Palais présidentiel s’embrasa par une nouvelle affaire scabreuse, celle de Faouzi Lamdaoui, un autre proche conseiller du Président Hollande. Ainsi, le Docteur Morelle ne fut pas le seul et dernier, sous cette mandature, a être entendu pour des motifs relevant du mensonge d’État ; une position de partialité entre des intérêts privés croisés avec les responsabilités d’une charge ministérielle, voire de trahison aux principes déontologiques du pouvoir politique. Dans les rangs socialistes, ce franco-algérien fut reconnu comme étant le majordome du candidat Hollande avant son accession à la présidence. En remerciement, ce dernier fit nommer son fidèle de campagne à plusieurs postes successifs de délégué et de secrétaire national près du 55 rue du Faubourg Saint-Honoré. Dépourvu d’un portefeuille ministériel, cela devait peser moins dans la balance des suspicions !
Là encore, François Hollande s’est encore fourvoyé dans l’éventail de ses proches, puisque ledit Lamdaoui fut entendu pour des affaires de recel d’abus de biens sociaux et de fraude fiscale. Cette éminence grise fut poussée à la démission le 3 décembre 2014 après avoir été cité à comparaître. Mais une affaire en amène une autre, puisque dans l’intervalle, il y eut aussi l’affaire Cahuzac, le ministre délégué chargé au budget interpellé autour d’un scandale politico-financier en décembre 2012. Ce dernier fut confondu dans ses mensonges, niant posséder des comptes offshores, alors qu’il dut se résigner à admettre qu’il détenait des comptes en Suisse et à Singapour. Jérôme Cahuzac, après avoir reconnu les faits devant ses juges, fut mis en examen puis jugé pour blanchiment d’argent provenant de fraudes fiscales. Ce scandale n’aurait jamais pris une telle envergure si, devant le public, ce dernier n’avait pas fait campagne de probité et de recommandation aux Français pour les inciter à faire preuve d’honnêteté citoyenne envers l’État français.
Or, beaucoup de ces dévoyés en politique passent à travers les mailles de la justice, avec l’assurance effrontée qu’ils ne se feront jamais rattrapés par les affaires. Même si l’exception fait la règle lorsque certains font néanmoins l’objet d’une dénonciation, puis d’une enquête et de poursuites, ceux-là sont vite réhabilités, relaxés ou blanchis, puis se font oublier quelque temps pour briguer par suite de nouvelles responsabilités politiques, comme ce fut le cas pour Alain Juppé, ancien Premier ministre de Jacques Chirac, rattrapé par la justice pour des malversations d’emplois fictifs et trafic d’influence sur des appartements locatifs, notamment pour lui-même et sa famille. Madame Taubira (PS) fut également montrée du doigt pour avoir loué pour elle-même un logement social, selon l’enquête du Journal Marianne qui dénonça un trafic d’influence. Mais il y eut aussi Alain Belviso (PCF) dans le cadre d’une affaire du faux et usage de faux, Alain Gouriou (PS) coupable d’abus de confiance, Anne Hidalgo (PS) pour infraction à la législation du travail, Alain Ritz (Verts) pour ses navigations sur des sites pédophiles, Bernard Granié (PS) condamné pour corruption, et tant d’autres élus contraints de démissionner car poursuivis en justice, puis élargis, oubliés et pardonnés sous la menace de chantages et autres paratonnerres pour éviter de répandre en direction des électeurs l’infamie de ces vérités empoisonnées, qui à terme éclaboussent tout le monde.
À suivre…

Daniel Desurvire

Ancien directeur du Centre d’Étude juridique, économique et politique de Paris (CEJEP), correspondant de presse juridique et judiciaire.

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