silhouette photo of woman against during golden hour

Par Maxime Tandonnet


Je pense à notre peuple auquel il faudra de la force d’âme pour regarder en face le temps qui vient, résister aux incertitudes, parfois à la facilité et à l’adversité et, unis, accepter de payer le prix de notre liberté et de nos valeurs.

Cette déclaration a beaucoup intrigué les éditorialistes et sans doute aussi, de nombreux Français. Elle est à la fois laconique et lourde de sens. Les formules martiales cette guerre qui tonne à nos porte et payer le prix de notre liberté suggèrent que ce prix pourrait être le prix du sang. La vérité est que, quel que soit le caractère tragique de la situation, nous ne sommes pas en 1936-1940, sous une menace équivalente à la menace hitlérienne. Il fallut quelques jours à la Wehrmacht nazifiée pour détruire la Pologne avant de massacrer 20% de sa population et trois semaines pour humilier l’armée prétendument la plus forte du monde.

Aujourd’hui, l’armée russe poutinienne piétine laborieusement depuis six mois face à la défense ukrainienne. Qui l’imagine, aujourd’hui ou demain, se lançant dans la conquête de l’Europe occidentale pour l’asservir? Rien à voir: il faut être diablement idiot ou inculte pour confondre les deux choses. Nous ne sommes même pas non plus confrontés à la menace soviétique: quand l’armée rouge déferlait sur l’Allemagne de l’Est, Budapest en 1956 ou la Tchécoslovaquie du printemps de Prague, imposant en quelques heures sa féroce dictature communiste…

L’expérience récente de l’épidémie covidesque montre d’ailleurs qu’aucune occupation militaire étrangère n’est aujourd’hui nécessaire pour anéantir la liberté, imposer aux Français un emprisonnement à domicile assorti d’un laissez-passer bureaucratique ou un couvre-feu, leur interdire l’accès aux commerces, aux restaurants, aux forêts, aux montagnes et aux plages au prix d’une gigantesque entreprise de fichage électronique discriminatoire.

Justifiée ou pas, selon les points de vue, il n’empêche: nous avons appris que la liberté est fragile et exposée à une menace interne permanente. Nous sommes en guerre proclamait le chef de l’Etat le 20 mars 2020 à propos de l’épidémie de covid 19. La guerre tonne à nos porte, déclare-t-il deux ans et demi plus tard (laissant entendre que cette porte pourrait être forcée)…

La guerre toujours en 2020 comme en 2022: elle lui permet, faute de confiance naturelle, de s’affirmer en tant que chef de guerre, de préserver un climat de soumission par la peur ou une angoisse diffuse – la peur et l’angoisse, à la source de l’asservissement – de maintenir une pression sur le peuple, de lui imposer une sorte de discipline, un carcan potentiel, d’anticiper, en espérant la bloquer par avance, toute velléité protestataire et de justifier en amont les restrictions et les souffrances économiques et sociales à venir.

Maxime Tandonnet

max t

Ancien conseiller à la Présidence de la République sous Sarkozy, auteur de plusieurs essais, passionné d’histoire…
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By Observatoire du MENSONGE

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3 thoughts on “« Le prix de notre liberté » : qu’à voulu dire M. le président ? »”
  1. Le président dit n’importe quoi, pourvu qu’il occupe la scène médiatique et comme il n’a aucune opposition, il n’a aucun souci pour perdurer.

  2. Ce sont les conséquences qui sont énumérées, jamais les causes ! Or, la gauche ruine le pays de puis plus de 40 ans et a rendu la France un pays soviétique. Macron se prend de plus en plus pour Staline, l’un des trois grands meurtriers de l’Histoire.

  3. Merci Maxime Tandonnet, comme toujours vous avez effectué une Analyse parfaite de la situation de notre Pays et nous pouvons nous interroger sur les paroles prononcées par un président qui a déclaré, je cite : « je pense à notre peuple auquel il faudra la force d’âme! …….accepter de payer le prix de notre liberté et de nos valeurs !
    Tout d’abord, faudrait-il que le peuple de France n ‘ait pas perdu son « ÂME » , depuis plusieurs années, il semble que 50 % des Français ne croient plus en leurs dirigeants politiques, je crains même qu’ils les détestent . Il est vrai que lorsqu’un président cyclothymique ( par ses excès en tout genre), trahit, méprise, insulte et lamine le peuple de France en quasi totale liquidation permanente ( préfectorale, diplomatique, administrative, scolaire, santé, armée , défense – sécurité et la disparition de la Direction de la Police judiciaire ), en presque tous les territoires de notre planète où la France est présente, il exaspère la grande majorité des peuples lors de ses longs discours théâtraux et , surtout par sa  » Commédia dell’ arte » , laquelle n’est plus qu’une fabuleuse parodie grotesque, ainsi vivra très prochainement, un « Conseil national de la Refondation », qui ne sera que le futur « tombeau de la France ».
    Les Français ne sont plus dupes , ce président n’est plus respecté en France que par dix millions d’électeurs ( considérant que huit millions de la NUPES ont voté pour lui), même dans le monde, il est moqué, sauf par celles et ceux qui ont des intérêts très personnels à assouvir, ou bien parce qu’ils ont peur et vivent dans l’angoisse de perdre leur statut de « privilégiés »..
    En conséquence, peu de Français accepteront de :  » payer le prix de leur liberté et de sauvegarder leurs valeurs « .
    En effet, faudrait-il que ces dites Valeurs existent encore, qu’elles n’aient point disparues à l’instant même où le peuple de France devra en payer le prix , parce que, comme disait mon ami Pierre Dac ( pardonnez sa vulgarité) , je cite :
     » Liberté – Egalité- Fraternité …. mon C. l  » .
    Et c’est ainsi que l’on se retrouve seul , sans gloire, ne croyant plus en aucune démocratie , ayant perdu toute  » ESPERANCE » en notre république , à force d’avoir été trompé par une engeance soumise et composée de menteurs , tricheurs asservis à un mauvais chef de guerre, lesquels gouvernants ne représenteront plus rien « qu’eux-mêmes » parce qu’en vérité :  » Ils ne sont rien !  »
    Tout simplement.

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