La lettre ouverte au Président
des trois Généraux
Le Général Antoine Martinez qui écrit régulièrement sur l’Observatoire du MENSONGE nous a fait l’honneur de pouvoir publier cette lettre qu’il a cosignée avec les Généraux Pierre Coursier et Jean du Verdier. Cette lettre ouverte est un fait sans précédent en France !
Ici à l’Observatoire du MENSONGE, nous aimons la liberté de publier. Ce qui ne veut pas dire que nous approuvons.
LETTRE OUVERTE
AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Le Président de la République française, en vertu de l’article V de la constitution de 1958, est « le garant de l’intégrité du territoire ». Sa responsabilité est donc engagée dès lors que des migrants illégaux entrent massivement en France, avec des points de fixation comme Calais et le Calaisis.
Sur cette portion de notre territoire, abandonnée de facto par les autorités de la République, des milliers d’immigrants en situation irrégulière se sont concentrés, dans l’espoir de rejoindre le Royaume-Uni. La population locale n’a jamais été consultée sur cette implantation et vit dans la terreur des bandes maffieuses. Ce gigantesque bidonville, malheureusement comparable à ceux du Tiers-Monde, appelé à bon droit « la jungle » par le bon sens populaire, est une zone de non-droit de fait où dominent la violence et l’extorsion en bande organisée. Les lois de la République ne sont donc plus respectées.
Le général Christian Piquemal, s’est rendu pacifiquement sur place pour constater cette capitulation de l’État. Par une ironie blessante, il a été arrêté au nom de l’ordre public alors que les migrants illégaux demeurent libre de leurs faits et gestes pendant ce temps. Vous devez, Monsieur le Président, prendre la mesure de l’indignation que ce paradoxe provoque dans le cœur de beaucoup de Français.
Certes, on peut alléguer l’impuissance de l’Europe de Schengen à assurer le respect de nos frontières. On peut également évoquer le manque de solidarité de nos voisins britanniques qui refusent d’adhérer à Schengen et d’aligner les conditions de travail et la répression du travail clandestin sur nos normes provoquant un appel d’air qui a créé la situation calaisienne. Il est vrai par ailleurs que ce n’est pas vous qui avez signé l’incompréhensible traité du Touquet qui oblige la France, à ses frais, d’empêcher les migrants de partir pour le Royaume-Uni.
Il vous appartient néanmoins de négocier avec Londres et Bruxelles des modifications aux traités actuels de Schengen et du Touquet qui ont contribué largement à créer le désordre calaisien. Il est urgent que vous puissiez vous rendre sur place pour évaluer et juger de la situation sur le terrain si tant est que les rapports administratifs ne permettent pas à eux seuls d’appréhender la situation existentielle désastreuse qui est faite aux habitants de cette région du nord de la France.
Il convient, au lieu de s’acharner sur un soldat, fut-il général et patriote, de rétablir l’ordre public à Calais, ce qui suppose l’éradication de la « jungle » (une « jungle peut-elle exister en République ?) et le renvoi de tous les clandestins dans leurs pays d’origine. Vous êtes, en effet, le garant de l’ordre public et aussi du respect de nos frontières et vous ne pouvez pas vous dérober à vos devoirs sur ces deux points essentiels.
En espérant que vous prendrez en compte ce message qui va au-delà des querelles politiques partisanes, en espérant que vous ne laisserez pas triompher l’injustice faite, certes à un général, mais aussi à toute la population du Calaisis, et faire rétablir l’ordre public pour tous.
Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’assurance de notre très haute considération.
Général de corps d’Armée Pierre Coursier (ancien gouverneur militaire de Lille), Général Jean du Verdier , Général Antoine Martinez, Yvan Blot, ancien député du Nord-Pas-de-Calais, Nicolas Stoquer, Secrétaire de la Conférence France Armée.
*** Attention ce texte est une TRIBUNE LIBRE qui n’engage que ses auteurs ***
Actualité France extrait du Figaro :
Par Delphine de Mallevo
Ils interpellent le président de la République sur sa «responsabilité» face à cette «zone de non-droit» qu’est devenue Calais. «Vous ne pouvez pas vous dérober à vos devoirs», écrivent-ils.
Christian Piquemal n’est plus le seul général à sortir de sa réserve pour s’indigner de la situation migratoire à Calais. Interpellé le 6 février par les forces de l’ordre alors qu’il manifestait aux côtés du mouvement d’extrême droite Pegida France, puis placé en garde à vue et désormais dans l’attente de son procès le 12 mai, l’ancien commandant de la Légion étrangère est conforté par le soutien de trois autres généraux.
Dans une lettre adressée vendredi à l’Élysée, que Le Figaro a lue en exclusivité, ils interpellent le président de la République sur sa «responsabilité» face à cette «zone de non-droit» qu’est devenue Calais. Comme le général Piquemal, ce sont des généraux de 2e section (2S), autrement dit des réservistes ayant quitté le service actif mais maintenus à la disposition du ministre de la Défense et appelés à reprendre leurs fonctions en cas de crise ou de guerre. Il s’agit du général de corps d’armée Pierre Coursier, ancien gouverneur militaire de Lille, et des généraux Antoine Martinez et Jean du Verdier, tous deux aviateurs. Yvan Blot (ex-FN et ex-UMP) est également signataire, en tant qu’ancien député du Nord-Pas-de-Calais et ancien conseiller général de Calais centre.
«Le président de la République française, en vertu de l’article V de la Constitution de 1958, est “le garant de l’intégrité du territoire”, commence la lettre. Sa responsabilité est donc engagée dès lors que des migrants illégaux entrent massivement en France, avec des points de fixation comme Calais et le Calaisis.» Or, selon les trois généraux, cette partie du territoire est «abandonnée de facto par les autorités de la République». Le ton est direct: «Vous ne pouvez pas vous dérober à vos devoirs.» Ils s’indignent de «la situation existentielle désastreuse qui est faite aux habitants de cette région» qui vivent «dans la terreur des bandes mafieuses». Les gradés estiment qu’il «appartient» à François Hollande de «négocier avec Londres et Bruxelles des modifications» aux traités du Touquet et de Schengen.
«Capitulation de l’État»
Ils abordent aussi l’arrestation du général Piquemal, qui «s’est rendu pacifiquement sur place pour constater cette capitulation de l’État». «Par une ironie blessante, poursuivent-ils, il a été arrêté au nom de l’ordre public alors que les migrants illégaux demeurent libres de leurs faits et gestes pendant ce temps. Vous devez, Monsieur le Président, prendre la mesure de l’indignation que ce paradoxe provoque dans le cœur de beaucoup de Français.» Et d’enfoncer le clou: «Il convient, au lieu de s’acharner sur un soldat, fût-il général et patriote, de rétablir l’ordre public à Calais, ce qui suppose l’éradication de la “jungle” (une “jungle” peut-elle exister en République?) et le renvoi de tous les clandestins dans leurs pays d’origine.»
D’après nos informations, de nombreux autres gradés ont encouragé et approuvent cette apostrophe au chef de l’État, sans aller pourtant jusqu’à la signer. Les généraux et amiraux 2S, qui sont un millier dans l’armée française, restent soumis à un certain devoir de réserve. «Dans le cas présent, ils n’outrepassent pas la réserve, souligne Nicolas Stoquer, secrétaire de l’association Conférence France Armée, à l’origine de cette lettre. C’est l’urgence et la situation de crise qui les ont poussés à s’exprimer de manière décomplexée. Ils interviennent en tant qu’experts, apolitiques, dans leur rôle de donneurs d’alerte.»
Le général Piquemal se défend
Depuis son interpellation à Calais le 6 février, lors d’une manifestation interdite du mouvement d’extrême droite Pegida, le général Christian Piquemal prépare sa défense, confie-t-il au Figaro. Il certifie «ne renoncer à rien», car «cet état de non-droit à Calais est intolérable». Il explique avoir manifesté «sans intention de s’associer (…) ni à Pegida ni à personne». «Je n’ai rien contre ces gens-là, dit-il, mais je ne les connais pas. (…) Si j’avais su qu’il y avait cette tonalité, je ne me serais pas joint au cortège.» Il comparaîtra le 12 mai.
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